Note : après avoir lu l’article du Devoir et les commentaires, l’idée m’est venue  de copier/coller des expressions chocs, puis de les réagencer à ma manière. Merci à ceux et celles de qui j’ai emprunté ces morceaux de casse-tête existentiel, tel un disque dur à défragmenter.

poeme

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et se laisser emporter :
perte d’espoir dans la vie
dont ces jeunes font partie.

Assister aux spectacles
qui traduisent nos états d’esprits :
société québécoise éclatée, atomisée.
Finie la culture du sacré,
vive celle du marché!
Le dieu-fric a ses fils bien-aimés,
financiers et banquiers.
Et les vendeurs de tout acabit,
les «nouveaux curés».

Avant, était le joug du religieux.
Puis débarrassés de l’autorité religieuse,
les églises se sont vidées;
les temples de la consommation ont débordé.

Comment trouver son chemin
devant un avenir incertain?
Danser et chanter son mal de vivre
Crier les signes de décadence.

Télécharger l’autre CD
et se laisser importer
pour chercher le sens de sa vie en soi-même.
Percevoir enfin un rayon de lumière.
De nuit, chemin de Compostelle,
changement de paradigme,
se sentir moins seul,
défendre ce qui est vrai, vital
devant la logique inhumaine du marché total.

Épilogue

L’épilogue vous appartient
même si j’ai le mien.
Je préfère écouter votre CD.

Rémi Bourdon