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Monthly Archives: juin 2010

« Si Dieu existait, il ne laisserait pas souffrir des innocents! »

Dans son temps, Jésus n’a pas éradiqué la souffrance et le mal liés à des causes naturelles ou à la méchanceté humaine.  Cependant, le Fils de Dieu est venu annoncer un monde renouvelé, sans mal ni péché. Il a proclamé que ce nouvel ordre des choses, le « Règne de Dieu », était déjà commencé pour celles et ceux qui le suivaient. Pour appuyer l’autorité  de sa Parole, il a manifesté la puissance qui l’habitait en opérant des guérisons. Son intention n’était pas de guérir tous les malades d’Israël et des environs, mais, par ces signes toujours à interpréter, d’ouvrir à une nouvelle vision des choses et à une espérance étonnante.

« Je ne crois pas en Dieu, car s’il existait, il ne laisserait pas souffrir des innocents! », entendons-nous parfois. Le mystère du mal peut être l’obstacle majeur qui barre la route à la foi quand on exige de Dieu d’être conforme au portrait qu’on s’en fait.

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Dieu n’était pas au rendez-vous quand, au jardin des Oliviers, Jésus a visualisé la souffrance abjecte qu’il allait traverser, et qu’il a prié ainsi : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse! »

Dieu n’a pas « épargné» le Fils. Qui est-il ce Dieu-Fils qui manifeste un amour tel en prenant sur lui, le mal et le péché dont souffre l’humanité ? Notre mal est « recyclé » par Dieu depuis que Jésus en a fait sa route pascale, recyclé en surabondance de vie.

Je crois en Dieu-avec-nous

pour ce temps de violence,

sur nos chemins de souffrances.

Son Souffle murmure en nous :

« Je viens ! J’étonnerai vos patiences. »

Rémi Bourdon

Sources photos 1 et 2

les dictionnaires?

J’aimerai, aujourd’hui, vous parler de dictionnaires. Vous savez ces gros livres, pesants et encombrants qui nous ennuient habituellement. J’ai cherché une définition parlante et celle de Wikipédia me semble assez explicite :

Un dictionnaire est un ouvrage de référence contenant l’ensemble des mots d’une langue ou d’un domaine d’activité généralement présentés par ordre alphabétique et fournissant pour chacun une définition, une explication ou une correspondance (synonyme, antonyme, cooccurrence, traduction, étymologie). Le mot dictionnaire est porté par un vaste choix d’ouvrages de référence.

Il est sûr que chacun de nous avons eu besoin, un jour ou l’autre de cet outil et depuis plusieurs années, les dictionnaires en ligne en ont aidé plusieurs à remettre des textes sans fautes. Mais tous ne sont pas accessibles sur Internet et il faut quelquefois se servir de nos doigts pour chercher dans de vrais volumes. Pour moi, qui est plongée au cœur des livres toute la journée, quel plaisir. Rien ne vaut le toucher, le regard, la recherche. 892244_dictionary

A la bibliothèque du diocèse, nous possédons plusieurs dictionnaires : de la foi chrétienne, de la prière, de théologie, des religions, de la Bible, de la liturgie, du christianisme, de l’histoire, de la vie spirituelle, des saints, de la morale, des papes. Des ouvrages analogiques, mythologiques, œcuméniques, archéologiques, philosophiques, biographiques. Des dictionnaires latin, grec, italien, espagnol, allemand, anglais et français naturellement.

Quel bonheur de naviguer parmi toutes ces banques du savoir. Un sentiment de respect m’habite quand le livre m’explique, souvent image à l’appui, le concept demandé. Depuis que je suis toute petite, je me sers d’un dictionnaire. Je ne rechigne jamais à chercher le terme qui me pose problème. Mes enfants m’appelaient même Mme Dictionnaire car aussitôt qu’ils demandaient ce que voulait dire un mot, je répondais invariablement : « Va voir dans le dictionnaire ». Quelle trouble-fête !!!

Dernièrement, nous avons reçu deux petits dictionnaires spéciaux nommés DICO : Dico des héros de la Bible dans l’art et Dico des symboles chrétiens dans l’art. Ce sont de petits volumes mais ce qu’on y trouve est grand : courts textes, belles reproductions, index visuel, couleurs vibrantes et plus. Si vous consultez ces livres, vous ne pourrez plus penser aux dictionnaires de la même façon qu’avant. Ils sont beaux, intéressants, abordables et transportables. Quelle joie.

De plus, la nouvelle version du dictionnaire encyclopédique THÉO est aussi arrivée. Cette encyclopédie catholique pour tous se présente comme un dictionnaire, se consulte comme un dictionnaire grâce à son index très bien fait, se transporte comme un dictionnaire et coute le prix d’un dictionnaire. Fini les encyclopédies en trente volumes. Ce THÉO est un outil agréable à consulter, à manipuler et contient des indications sur à peu près tout ce qui concerne la religion catholique.

Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, les dictionnaires sont une source de renseignements infinie. J’espère que je vous ai donné le goût de les consulter.

Voici mes références :

Sur Internet :   http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictionnaire

A la bibliothèque :

Dico des symboles chrétiens dans l’art, de Monique Scherrer, Frédéric Mazuy et Erwann Surcouf, chez Bayard, en 2009,  27,95$.
Dico des héros de la Bible dans l’art, de Xavier Lecoeur, Frédéric Mazuy et Catherine Chardonnay, chez Bayard, en 2009, 27,95$.
Le Nouveau Théo : l’encyclopédie catholique pour tous, de Mgr Michel Dubost et Mgr Stanislas Lalanne,  chez Mame, en  2009,  133,95$.

Êtes-vous essoufflés?

Avez-vous l’impression de courir plus qu’avant sans pour autant améliorer votre sort, de ne pas avoir le temps de bien faire votre travail ou de négliger votre vie personnelle ou votre vie familiale au profit de votre temps passé au travail, de finir vos journées sur les genoux et de vous coucher le soir heureux d’enfin pouvoir « débrancher »? Ouf!

Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, vous correspondez au profil des travailleurs décrits dans l’étude produite par l’IRIS (Institut de recherche et d’information socio-économique) qui révèle que « en 30 ans, la moitié des familles québécoises ont travaillé 13 semaines de plus par année et ont vu leur salaire reculer de 10 % » (« Travailler plus pour gagner moins », Le Devoir 10-05-20).

456468764Mais la situation n’est pas la même pour tout le monde. En effet, je ne vous apprends rien en vous annonçant que certains d’entre nous s’en tire mieux que d’autres. Bien que l’économie ait connu une croissance de 71% en 30 ans, « les familles québécoises appartenant à la moitié la plus pauvre au Québec ont travaillé en moyenne 12,8 semaines de plus par année entre 2003 et 2006 qu’elles le faisaient entre 1976 et 1979. Leurs salaires et autres revenus de marché ont néanmoins reculé de 10,1 % durant la même période. Par contre, l’étude peut établir que les 10 % les plus riches ont, quant à elles, eu le loisir de réduire un peu leur temps de travail (-5,7 %) tout en augmentant leurs revenus de 24 %. Donc, cette étude, en plus de confirmer l’accroissement de l’écart entre les plus bas et les plus hauts revenus, nous indique aussi un écart dans le temps qui reste aux individus pour des activités personnelles et familiales.

Évidemment, 12,8 semaines de plus par année cela semble invraisemblable à première vue. On peut comprendre que cette moyenne est due, entre autres, à l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail. Il y a de plus, « la baisse du chômage, mais aussi l’allongement de la semaine de travail au prix, parfois, de l’ajout d’un emploi à temps partiel pour arrondir les fins de mois ».

L’étude attribue cette situation à la stagnation, sinon au recul des revenus engendrés par l’affaiblissement des syndicats (c’est drôle, j’entends dire souvent que « les syndicats sont trop forts » ; je me demande qui a bien pu nous mettre cette idée dans la tête), à la concurrence des pays étrangers et à des entreprises dont les gains de rendement ne sont pas venus de la main-d’oeuvre locale, mais de la technologie, de leurs investissements et des délocalisations. Ah ??!! Et dire que bien des gens craignent que nos gouvernements exigent trop de taxes et d’impôts des grandes corporations de peur qu’elles n’aillent s’établir à l’étranger ; on dirait bien qu’une bonne partie d’entre elles n’ont pas attendu ça pour aller faire des affaires ailleurs.

La bonne nouvelle, selon les chercheurs qui on produit cette étude, est que l’intervention de l’État aide à amoindrir les inégalités. On constate, en fait, que l’ensemble des familles québécoises a légèrement amélioré ses revenus depuis 30 ans, si l’on tient compte de l’effet redistributif des impôts et des transferts gouvernementaux. C’est pourquoi « ces derniers se montrent particulièrement inquiets devant plusieurs des mesures annoncées dans le dernier budget du ministre des Finances, Raymond Bachand. Une hausse des tarifs et des taxes, des réductions de services, un désengagement de l’État sont autant de gestes qui vont frapper d’abord et avant tout ceux dont le niveau de vie est déjà sérieusement mis à mal par les tendances du marché ». Selon eux, le gouvernement du Québec pourrait atteindre l’équilibre budgétaire par l’ajout de plusieurs paliers à l’impôt sur le revenu des particuliers pour le rendre plus progressif, ainsi qu’une hausse de l’impôt sur les entreprises et le rétablissement de la taxe sur le capital. Ça nous permettrait peut-être de souffler un peu.

Daniel Pellerin