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Monthly Archives: novembre 2010

« La corruption, c’est les autres! »

C’est au tour des politiciens québécois de se faire brasser la cage. Nous nous sentons en droit de nous indigner face aux profiteurs politiques et abuseurs économiques dénoncés sur la place publique. Mais combien plus difficile est-il de se regarder soi-même avant de se joindre à la chorale des redresseur de torts?

En me posant la question, je me suis souvenu d’Etty Hillesum, titre d’un livre[1], mais surtout nom d’une femme lié à l’histoire de l’extermination du peuple juif. Son itinéraire personnel l’a menée à un niveau de conscience spirituelle qui peut nous inspirer. En parcourant les pages, je suis tombé sur ce passage que j’avais souligné :94443

« Etty Hillesum a pris tôt conscience de la nécessité de commencer par se regarder soi-même sans la moindre complaisance, de ne pas se poster face aux « salauds » comme devant autant d’individus avec lesquels nous n’aurions absolument rien en commun, mais bien plu¬tôt comme devant des miroirs grossissants de nos pro¬pres vices cachés, et latents.

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Science et foi : pour aller au-delà des oppositions simplistes (4e partie : les fondements philosophiques du scientisme)

Le scientisme est né vers le milieu du 19e siècle, mais il s’enracine lui-même dans une tradition intellectuelle beaucoup plus ancienne : le matérialisme philosophique, dont les origines historiques remontent à l’époque de la Grèce antique.  Un des fondateurs et des représentants les plus illustres de ce courant de pensée est le philosophe Démocrite (~460-~370).  Le premier, il a défendu l’idée que la nature n’était faite que de minuscules particules (les atomes) et de vide.

Depuis lors, les tenants du matérialisme ont défendu, sous des modalités qui ont bien sûr variées au cours des âges, l’idée que le monde, la réalité et tout ce qui existe dans l’univers n’est composé que de matière.  Avec pour corolcouv7452g_130laire que ce qui est généralement présenté comme distinct de la matière, à savoir l’esprit, n’est jamais qu’une émanation plus diffuse, plus légère et plus éthérée de cette même matière.

Les implications théoriques de la thèse matérialiste sont nombreuses.  Si tout est matière, Dieu n’existe pas.  Du moins, pas tel que l’Église nous l’enseigne, puisque celle-ci affirme que Dieu est pur esprit.  Si tout est matière, l’âme humaine n’est qu’une chimère, et la vision chrétienne de l’homme est fausse, puisque celle-ci reconnaît l’âme comme principe spirituel au fondement de l’unité et de la singularité absolue de chaque personne.  Or, si l’homme n’a pas d’âme, il n’est que matière et il partage le sort de la matière, vouée à la dégradation inévitable.

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Un évêque n’est pas un épiscope

« Moi, j’aime les mots. » J’aime bien ces courts flashes à la télé sur des mots d’usage courant qui prennent toutes sortes de sens dans le grand espace francophone.

Quand on annonce officiellement la nomination d’un nouvel évêque, on emploie la formule latine : « Habemus episcopum! ». Le mot « episcopus » s’est transformé au cours des siècles pour devenir « ébisque » puis « évêque » pour désigner le premier pasteur d’une Église diocésaine. Mais ce même mot « episcopus » a été conservé en français dans sa forme latine, presque sans changement. Savez-vous ce qu’est un épiscope?

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