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Article par dsjl
Tantôt Blackberry, tantôt WikiLeaks
19/08/10
Le noir absorbe totalement la lumière sans rien en refléter. Le noir est secret, muet comme une tombe, fermé comme une huître. La grande vertu du Blackberry est de ne laisser couler aucune information en dehors de la communication autorisée. Le président américain a donc pu garder la petite plaque noire en toute sécurité.
Mais voilà qu’on crie gare dans certains pays : « La sécurité nationale et la morale sont menacées. » On s’apprête à en restreindre l’usage aux citoyens pour se prémunir contre d’éventuels terroristes et pornographes.
Le Blackberry serait trop étanche pour l’émir. Ne faudrait pas le munir d’un dispositif de fuite contrôlée pour mettre la main au collet des cyber-malfrats, ou du moins, laisser planer le doute qu’ils seront épinglés? C’est un BerryLeaks qu’on exige, en quelque sorte! (voir le Courrier international)
Par ailleurs, pour le Pentagone, c’en est trop avec WikiLeaks qui coule trop de dossiers confidentiels. Là aussi, on craint pour la sécurité. On réclame le colmatage de la fuite, tout en menaçant de représailles le fondateur du site WikiLeaks. Vivement un BlackWiki! (voir Le point)
Tantôt, nous sommes pour le secret bien gardé, tantôt pour l’information coulée, le secret gardé à plusieurs. Alors, quand nous faut-il être Blackberry … ou WikiLeaks?
La vérité sans l’amour déshumanise toujours.
« L’amour dans la vérité est un grand défi pour l’Église dans un monde sur la voie d’une mondialisation progressive et généralisée. Le risque de notre époque réside dans le fait qu’à l’interdépendance déjà réelle entre les hommes et les peuples, ne corresponde pas l’interaction éthique des consciences et des intelligences dont le fruit devrait être l’émergence d’un développement vraiment humain. » (Lettre encyclique Caritas in veritate, de Benoît XVI, no 9)
Au delà de la peur… suivre sa voie
7/07/10
Dans le cadre d’une émission biographique dédiée à l’actrice québécoise Marina Orsini, je l’ai entendue parler de son parcours de vie, en disant : « Mes désirs ont toujours été plus forts que mes peurs ». J’ai été charmée par cette expression qui sonnait si juste dans sa bouche.
Cette femme si inspirante pour bon nombre de québécois et de québécoises, donne le goût de croire que le mystère de la vie est bienveillant et que l’on peut faire confiance à ce feu qui brûle au fond de nous. Les personnes qui côtoient Marina Orsini témoignent d’elle comme étant une personne dont le cheminement de vie semble se dérouler comme si tout prenait sa place au bon moment. Il me semble que cela n’est pas étranger à ce regard de confiance qu’elle porte sur ses désirs et l’obéissance à ce qui appelle en elle.
Mais peut-on arriver à faire confiance aux aspirations profondes qui nous habitent sans avoir d’abord appris à entrer en soi-même? Le cheminement de Marina laisse croire que cette femme a su écouter ce qu’elle portait et faire fi des multiples voix qui auraient pu la dissuader de suivre son chemin. Nous ne pouvons que constater comment cette attitude a porté fruit dans sa vie. Cette femme rayonne de vitalité.

Et si ce désir en nous était la voix de Dieu qui nous appelle à la Vie? N’est-ce pas mystérieux ce sentiment d’être aspiré vers « plus de Vie »? Par ailleurs, ce désir, lorsqu’il n’est pas suffisamment approfondi, peut nous amener à confondre « l’appel à être », avec « l’envie d’avoir ». C’est là que la peur a de la prise. La peur n’est-elle pas liée à l’angoisse de perdre? Ce n’est que lorsque l’on goûte intensément ce sentiment de vivre pleinement en faisant des choix cohérents avec nos appels intérieurs que la peur peut être dépassée. Les « oui » aux appels que l’on ressent au plus profond de soi, nous entraînent, en quelque sorte, vers une naissance à soi-même qui n’est jamais achevée.
Pour moi, cette manière de s’engager dans la vie est une expérience spirituelle qui émane d’un sens qui nous transcende. Dans un regard de foi, j’y reconnais l’appel que Dieu nous lance, à la source même de notre désir d’être. Quand on choisit de répondre à cet appel, la vie circule et se déploie.
Quand toute une société de consommation et de performance tend à imposer ses repères de choix de carrière à lorgnette de la simple productivité, il est urgent que d’autres repères se fassent jour. Nous ne pouvons faire fi des appels qui jaillissent de la dimension spirituelle de l’être humain, sous peine de dislocation sociale et de maladie mentale. Lorsque l’on tente de faire taire les appels vocationnels qui nous habitent, c’est une société toute entière qui devient malade. Le nombre croissant de personnes souffrant d’épuisement professionnel n’est-il pas symptomatique de cette perte de repères individuels et sociaux?
Je crois que nous sommes en manque de témoins qui éveillent le goût de croire à ce qui appelle, de l’intérieur, le meilleur de soi-même.
Je vous invite à prendre le temps d’écouter l’entrevue réalisée avec Christoph Théobald, jésuite, qui nous invite à revisiter notre concept de vocation à la lumière de cet appel intérieur qui nous concerne tous et chacun.
Il a publié un volume intitulé « Vous avez dit vocation? » aux éditions Bayard, février 2010.
« Si Dieu existait, il ne laisserait pas souffrir des innocents! »
30/06/10
Dans son temps, Jésus n’a pas éradiqué la souffrance et le mal liés à des causes naturelles ou à la méchanceté humaine. Cependant, le Fils de Dieu est venu annoncer un monde renouvelé, sans mal ni péché. Il a proclamé que ce nouvel ordre des choses, le « Règne de Dieu », était déjà commencé pour celles et ceux qui le suivaient. Pour appuyer l’autorité de sa Parole, il a manifesté la puissance qui l’habitait en opérant des guérisons. Son intention n’était pas de guérir tous les malades d’Israël et des environs, mais, par ces signes toujours à interpréter, d’ouvrir à une nouvelle vision des choses et à une espérance étonnante.
« Je ne crois pas en Dieu, car s’il existait, il ne laisserait pas souffrir des innocents! », entendons-nous parfois. Le mystère du mal peut être l’obstacle majeur qui barre la route à la foi quand on exige de Dieu d’être conforme au portrait qu’on s’en fait.

Dieu n’était pas au rendez-vous quand, au jardin des Oliviers, Jésus a visualisé la souffrance abjecte qu’il allait traverser, et qu’il a prié ainsi : « Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe ! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse! »
Dieu n’a pas « épargné» le Fils. Qui est-il ce Dieu-Fils qui manifeste un amour tel en prenant sur lui, le mal et le péché dont souffre l’humanité ? Notre mal est « recyclé » par Dieu depuis que Jésus en a fait sa route pascale, recyclé en surabondance de vie.
Je crois en Dieu-avec-nous
pour ce temps de violence,
sur nos chemins de souffrances.
Son Souffle murmure en nous :
« Je viens ! J’étonnerai vos patiences. »
Rémi Bourdon
les dictionnaires?
14/06/10
J’aimerai, aujourd’hui, vous parler de dictionnaires. Vous savez ces gros livres, pesants et encombrants qui nous ennuient habituellement. J’ai cherché une définition parlante et celle de Wikipédia me semble assez explicite :
Un dictionnaire est un ouvrage de référence contenant l’ensemble des mots d’une langue ou d’un domaine d’activité généralement présentés par ordre alphabétique et fournissant pour chacun une définition, une explication ou une correspondance (synonyme, antonyme, cooccurrence, traduction, étymologie). Le mot dictionnaire est porté par un vaste choix d’ouvrages de référence.
Il est sûr que chacun de nous avons eu besoin, un jour ou l’autre de cet outil et depuis plusieurs années, les dictionnaires en ligne en ont aidé plusieurs à remettre des textes sans fautes. Mais tous ne sont pas accessibles sur Internet et il faut quelquefois se servir de nos doigts pour chercher dans de vrais volumes. Pour moi, qui est plongée au cœur des livres toute la journée, quel plaisir. Rien ne vaut le toucher, le regard, la recherche. 
A la bibliothèque du diocèse, nous possédons plusieurs dictionnaires : de la foi chrétienne, de la prière, de théologie, des religions, de la Bible, de la liturgie, du christianisme, de l’histoire, de la vie spirituelle, des saints, de la morale, des papes. Des ouvrages analogiques, mythologiques, œcuméniques, archéologiques, philosophiques, biographiques. Des dictionnaires latin, grec, italien, espagnol, allemand, anglais et français naturellement.
Quel bonheur de naviguer parmi toutes ces banques du savoir. Un sentiment de respect m’habite quand le livre m’explique, souvent image à l’appui, le concept demandé. Depuis que je suis toute petite, je me sers d’un dictionnaire. Je ne rechigne jamais à chercher le terme qui me pose problème. Mes enfants m’appelaient même Mme Dictionnaire car aussitôt qu’ils demandaient ce que voulait dire un mot, je répondais invariablement : « Va voir dans le dictionnaire ». Quelle trouble-fête !!!
Dernièrement, nous avons reçu deux petits dictionnaires spéciaux nommés DICO : Dico des héros de la Bible dans l’art et Dico des symboles chrétiens dans l’art. Ce sont de petits volumes mais ce qu’on y trouve est grand : courts textes, belles reproductions, index visuel, couleurs vibrantes et plus. Si vous consultez ces livres, vous ne pourrez plus penser aux dictionnaires de la même façon qu’avant. Ils sont beaux, intéressants, abordables et transportables. Quelle joie.
De plus, la nouvelle version du dictionnaire encyclopédique THÉO est aussi arrivée. Cette encyclopédie catholique pour tous se présente comme un dictionnaire, se consulte comme un dictionnaire grâce à son index très bien fait, se transporte comme un dictionnaire et coute le prix d’un dictionnaire. Fini les encyclopédies en trente volumes. Ce THÉO est un outil agréable à consulter, à manipuler et contient des indications sur à peu près tout ce qui concerne la religion catholique.
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, les dictionnaires sont une source de renseignements infinie. J’espère que je vous ai donné le goût de les consulter.
Voici mes références :
Sur Internet : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictionnaire
A la bibliothèque :
Dico des symboles chrétiens dans l’art, de Monique Scherrer, Frédéric Mazuy et Erwann Surcouf, chez Bayard, en 2009, 27,95$.
Dico des héros de la Bible dans l’art, de Xavier Lecoeur, Frédéric Mazuy et Catherine Chardonnay, chez Bayard, en 2009, 27,95$.
Le Nouveau Théo : l’encyclopédie catholique pour tous, de Mgr Michel Dubost et Mgr Stanislas Lalanne, chez Mame, en 2009, 133,95$.
Êtes-vous essoufflés?
3/06/10
Avez-vous l’impression de courir plus qu’avant sans pour autant améliorer votre sort, de ne pas avoir le temps de bien faire votre travail ou de négliger votre vie personnelle ou votre vie familiale au profit de votre temps passé au travail, de finir vos journées sur les genoux et de vous coucher le soir heureux d’enfin pouvoir « débrancher »? Ouf!
Si vous avez répondu oui à toutes ces questions, vous correspondez au profil des travailleurs décrits dans l’étude produite par l’IRIS (Institut de recherche et d’information socio-économique) qui révèle que « en 30 ans, la moitié des familles québécoises ont travaillé 13 semaines de plus par année et ont vu leur salaire reculer de 10 % » (« Travailler plus pour gagner moins », Le Devoir 10-05-20).
Mais la situation n’est pas la même pour tout le monde. En effet, je ne vous apprends rien en vous annonçant que certains d’entre nous s’en tire mieux que d’autres. Bien que l’économie ait connu une croissance de 71% en 30 ans, « les familles québécoises appartenant à la moitié la plus pauvre au Québec ont travaillé en moyenne 12,8 semaines de plus par année entre 2003 et 2006 qu’elles le faisaient entre 1976 et 1979. Leurs salaires et autres revenus de marché ont néanmoins reculé de 10,1 % durant la même période. Par contre, l’étude peut établir que les 10 % les plus riches ont, quant à elles, eu le loisir de réduire un peu leur temps de travail (-5,7 %) tout en augmentant leurs revenus de 24 %. Donc, cette étude, en plus de confirmer l’accroissement de l’écart entre les plus bas et les plus hauts revenus, nous indique aussi un écart dans le temps qui reste aux individus pour des activités personnelles et familiales.
Évidemment, 12,8 semaines de plus par année cela semble invraisemblable à première vue. On peut comprendre que cette moyenne est due, entre autres, à l’augmentation de la participation des femmes au marché du travail. Il y a de plus, « la baisse du chômage, mais aussi l’allongement de la semaine de travail au prix, parfois, de l’ajout d’un emploi à temps partiel pour arrondir les fins de mois ».
L’étude attribue cette situation à la stagnation, sinon au recul des revenus engendrés par l’affaiblissement des syndicats (c’est drôle, j’entends dire souvent que « les syndicats sont trop forts » ; je me demande qui a bien pu nous mettre cette idée dans la tête), à la concurrence des pays étrangers et à des entreprises dont les gains de rendement ne sont pas venus de la main-d’oeuvre locale, mais de la technologie, de leurs investissements et des délocalisations. Ah ??!! Et dire que bien des gens craignent que nos gouvernements exigent trop de taxes et d’impôts des grandes corporations de peur qu’elles n’aillent s’établir à l’étranger ; on dirait bien qu’une bonne partie d’entre elles n’ont pas attendu ça pour aller faire des affaires ailleurs.
La bonne nouvelle, selon les chercheurs qui on produit cette étude, est que l’intervention de l’État aide à amoindrir les inégalités. On constate, en fait, que l’ensemble des familles québécoises a légèrement amélioré ses revenus depuis 30 ans, si l’on tient compte de l’effet redistributif des impôts et des transferts gouvernementaux. C’est pourquoi « ces derniers se montrent particulièrement inquiets devant plusieurs des mesures annoncées dans le dernier budget du ministre des Finances, Raymond Bachand. Une hausse des tarifs et des taxes, des réductions de services, un désengagement de l’État sont autant de gestes qui vont frapper d’abord et avant tout ceux dont le niveau de vie est déjà sérieusement mis à mal par les tendances du marché ». Selon eux, le gouvernement du Québec pourrait atteindre l’équilibre budgétaire par l’ajout de plusieurs paliers à l’impôt sur le revenu des particuliers pour le rendre plus progressif, ainsi qu’une hausse de l’impôt sur les entreprises et le rétablissement de la taxe sur le capital. Ça nous permettrait peut-être de souffler un peu.
Daniel Pellerin

