Céline Wakil
Des sourires et des hommes
17/01/12
Vous êtes-vous déjà demandé ce qui arriverait si tout le monde souriait pendant 24h ? Imaginez l’impact que cela aurait… Que de bonnes nouvelles au téléjournal, pas d’impatience dans le trafic le matin, de la sympathie pour tous! Finalement, parlons d’amour, car les deux sont intimement liés!
Ces deux éléments nous rattachent à la vie, car il nous donne l’espérance. L’espérance pour que les conditions aillent mieux qu’elles allaient. Comme chrétiens, ce sont ces valeurs fondamentales que le Christ nous enseigne. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Nous aimer mutuellement, d’égal à égal, peut commencer par un sourire à l’autre. Et ce qui est magnifique c’est que ces petits gestes guident doucement les humains vers la paix. Il y a tant de bonnes choses à sourire aux autres et à la vie si gracieusement offerte!
Finalement, je vous invite à porter attention au dernier mercredi d’avril qui se trouve à être la Journée nationale du sourire[1].
Et comme nous l’a souvent partagé Mgr Gendron depuis le début de l’année pastorale, partager la Bonne Nouvelle, l’heureuse nouvelle, ne peut se faire que par le sourire…
Céline Wakil
Dieu est un SDF
12/12/11
Sans domicile fixe… Pourquoi Dieu serait-il sans domicile fixe ? Le 3e dimanche de l’Avent nous propose une lecture du second livre de Samuel et l’Annonciation comme Évangile.
Le texte de Samuel débute sur une note humoristique : « David était ENFIN installé dans sa maison » ! Une maison de cèdre nous dit-il, alors que Dieu est relégué à une tente… Mais Dieu invite David à lui construire une maison où il fixera son peuple.
Une maison sans fin; une maison où Dieu nous interpelle, comme il l’a fait auprès de Marie.
Dieu est sans domicile fixe tant que nous ne lui répondons pas « oui » ! Un oui comblé de grâce…
Dieu avec nous, l’Emmanuel, c’est un Dieu de relation. De David avec sa maison tout à fait matériel jusqu’à Marie qui dit oui pour accueillir le Dieu qui se fait chair, nous sommes maintenant inclus dans l’histoire de la Nativité ! Dieu attend notre « oui » pour continuer son œuvre !
Céline Wakil
S.EX.E Soutien, EXistence, Égalité
30/11/11
Mon titre est un peu mensonger… car la nudité ne nous ramène pas systématiquement à la sexualité. « L’homme et sa femme étaient tous deux nus, mais sans éprouver aucune gêne l’un devant l’autre » (Gn 2, 25). On associe à tort nudité et sexualité.
Il y a quelques semaines, Centraide a entamé sa campagne de financement, ayant pour thématique En dessous, on est tous pareils.
En apparence, les affiches nous semblent provocatrices, dans le sens où elles font émerger une réaction, un cheminement en nous. Prenons le temps de répondre aux sentiments qui naissent en nous, en voyant cette publicité.
Poser nu est associé à une attitude hors de la norme, à une marginalité. Alors, qu’est-ce que ces affichent évoquent pour vous?
Je crois sincèrement qu’elles nous livrent un message. Sous nos par-dessus, nous avons tous le même cœur, la même sensibilité : nous sommes tous nés égaux en dignité humaine.
Ces artistes osent aller au-delà des apparences et d’eux-mêmes. Ils se sont donnés pour une grande cause, à ce même désir du Christ d’agir en faveur des pauvres de la société. N’ont-ils pas posé pour nous faire réaliser la présence des gens dépouillés autour de nous ? Pour nous faire saisir que sous nos apparences, nous avons un bagage de vie ? Ou encore simplement pour manifester leur acceptation de se donner corps et âme pour l’égalité fondamentale que porte tout être humain ?
Dieu nous a désirés bien avant notre naissance (Jr 1, 5), au-delà de notre apparence. Ce que nous sommes devenus résulte de choix, de contextes sociaux et familiaux, de chance ou de malchance parfois.
Être nu, c’est ce que nous sommes. Et voilà vers quoi Centraide voulait probablement amener les gens : se conscientiser aux fondements de l’être humain, sous une forme elle-même marginalisée.
Choquer pour fâcher ou provoquer pour amorcer un mouvement et une réflexion ? « Favoriser l’intégration de tous […] et accueillir la diversité », voilà deux valeurs de Centraide qui ne cesse d’avoir en tête que le souci des pauvres. N’ayons pas peur d’assumer notre propre humanité pour tendre la main vers notre prochain.
Céline Wakil
3D
3/10/11
La semaine passée, je voulais bloguer à propos du film Pour l’amour de Dieu. Malheur ! Il ne jouait plus dans aucun cinéma de la rive sud… qu’à cela ne tienne, j’ai trouvé un aussi bon film, et j’en suis certaine : Jean XXIII, le pape du peuple.
http://fr.gloria.tv/?media=103440
http://gloria.tv/?media=103447
Romancé, mais fidèle à vie de Guiseppe Roncalli, ce film propose les gestes les plus marquant de sa vie : déroutement d’un train juif pour éviter le camp de concentration, soutien de travailleurs en grève recherchant la justice, fraternité avec les chrétiens non catholiques et surtout, mise en place du Concile Vatican II.
Le 22 septembre dernier, la CECC a diffusé une lettre aux jeunes catholiques portant sur la justice sociale. Elle se veut encourageante envers une jeunesse qui met en pratique l’Évangile et qui rend l’amour de Dieu visible et concrète.
Le mot clef de Jean XXIII : Dialogue, Dialogue, Dialogue… En parlant, en communiquant, il est possible de paver le chemin à la justice, la vérité, la liberté et la charité; quatre piliers qui mènent à la paix et qui seront les fondements de l’encyclique sociale de Jean XXIII, Pacem in terris.
Jean XXIII a voulu laisser en héritage un message de paix et de justice au monde. Le 11 octobre prochain, non seulement nous serons à la veille du 50e anniversaire (11 octobre 2012) d’ouverture du Concile, mais ce fera déjà 48 ans et demi (11 avril 1963) que Pacem in terris aura été donnée au monde.
Jeunes et moins jeunes, prenez le temps de lire cette lettre, courte, simple et accessible, et à regarder ce film. Ils sont porteurs d’espérance, pour le monde dans lequel nous vivons.
Céline Wakil
Les JMJ : une voie vers le Christ
1/08/11

1 août 2011. On est fébrile ! Le 9 juillet dernier, Mgr Gendron a célébré la messe d’envoi de la délégation jmjiste diocésaine ! Vivre les JMJ, ce n’est pas seulement le trip d’un voyage, c’est un cheminement de vie qui s’amorce chez certains, qui se poursuit chez d’autres : un pèlerinage.
Voici une démonstration de la manifestation de la foi des jeunes et de la jeunesse et surtout au Québec. Ce n’est pas facile d’être un adolescent ou un jeune adulte affirmé dans sa foi; honnêtement, ça prend du courage !
C’est pourquoi passer par le biais d’un pèlerinage peut être une manière de découvrir la foi qui émerge en chacun d’eux. Face à la situation actuelle de la place de la religion dans la société, l’Église propose cet « outil » à la jeunesse afin qu’elle découvre la foi et la spiritualité qu’elle porte.
Que la JMJ 2011 soit un tremplin vers le cheminement spirituel des jeunes et non pas une finalité en soi ! C’est mon souhait le plus cher pour cette JMJ ! Un tremplin, ça propulse vers le haut et comme la gravité nous attire, il y a de bonnes chances que l’on retombe. C’est donc avec l’aide et le soutien de nos paroissiens, amis, diocésains, familles et bien évidemment, et surtout, celui de Jésus-Christ que cette marche de vie, ce saut est possible. Les jeunes, plus que jamais, ont besoin du soutien de la communauté chrétienne.
Bon été à tous !
Céline Wakil


