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Devenez ce que vous recevez

Il y a une chanson de la communauté du Verbe de vie qui m’émeut chaque fois que je la chante : « Devenez ce que vous recevez, vous êtes le corps du Christ ». Ce refrain est chanté particulièrement comme chant de communion. Ce que je reçois, le pain qui fait vivre, je ne le reçois pas seule, mais avec une communauté de frères et de sœurs dans la foi. Ensemble, parce que nous nous sommes nourris à la table de la Parole et à la Table du Pain, nous formons corps avec le Christ, nous sommes le corps du Christ. La communauté chrétienne nous envoie pour agir en son nom, pour parler en son nom, pour aimer comme lui l’a fait, pour être présence dans le monde parce que nous avons pris conscience d’être aimés infiniment de Dieu et sommes, par le fait même, appelés à aimer. Le monde a tellement besoin d’amour!

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Quelle Bonne Nouvelle?

Paix-Imams

  • 1er janvier 2015 – On titre dans La Presse : « L’ebola deviendra-t-il la principale cause de mortalité sur la planète? » La présente épidémie a fait plus de 7500 victimes en Afrique depuis le printemps dernier. Ce virus n’a pas de médicament connu, du moins pas encore.
  • 3 janvier 2015 – « Indignités 55 ». Ils sont vieux, ils sont seuls, ils sont pauvres et malades. Leur vie est l’envers de la Liberté 55 promise. Chez bien des personnes âgées, la vieillesse est synonyme d’indignité…
  • 7 janvier 2015 – Une fusillade à Paris. Les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ont été visités par des hommes ayant des armes automatiques. On déplore au moins douze morts, dont deux policiers, et quatre dessinateurs. Huit autres personnes ont été gravement blessées. Une visite meurtrière visant la liberté d’expression par l’intimidation.

Nous restons toujours ébranlés par les mauvaises nouvelles : maladie, mort, solitude, pauvreté, intimidation, etc. Et dans un même souffle, comme chrétiens, nous sommes appelés à porter la Bonne Nouvelle de Jésus Christ au monde… Quelle Bonne Nouvelle? Qu’ai-je à dire de plus?

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Épiphanie

Paix-Imams

Le mot épiphanie vient du grec et signifie « apparition », « paraître ou briller sur ».
« Debout, Jérusalem, resplendit! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. ». (Isaïe 60, 1)

En effet, la fête de l’Épiphanie célèbre la venue de la lumière dans le monde, la manifestation de Dieu en Jésus.

Mais les premiers à reconnaître la naissance du Messie, n’ont pas été les habitants de Jérusalem, les scribes, les dignitaires, mais des astronomes venus de l’étranger, d’Orient plus précisément, là où le soleil se lève. Guidés par leur science des étoiles, ils sont arrivés à Jérusalem et se sont informés auprès des spécialistes des Écritures afin de connaître où se trouvait le nouveau roi qui venait de naître.

« Et toi, Bethléem Éfrata, dit le Seigneur, …

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Je ne fêterai plus Noël

Des mots d’une chanson de mon adolescence habitent souvent mon cœur et ma tête en ce temps de réjouissances qu’est le temps de Noël. En résumé, les mots de la chanson ressemblaient à ceci :

Je ne fêterai plus Noël, tant qu’il y aura sous le ciel
Des enfants qui meurent de faim, qu’ils soient lapons ou mexicains…
Je ne fêterai plus Noël, tant qu’il y aura sous le ciel
Des enfants qui meurent de froid…
Des enfants qui n’ont pour avenir que vivre pour ne pas mourir…
Cela ne fait rien à l’affaire, ces enfants-là ce sont mes frères…
Tant qu’il y aura sur cette terre tant de douleurs tant de misère…
Allez pleurer sans moi à la messe de minuit
Devant la grande croix de bois vous qui n’avez rien compris
Puisque pour vous c’est rituel, ça s’arrête là fêter Noël…

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Touchante bonté!

Mme Thérèse Bastien Vincent, mère de l'auteure

Mme Thérèse Bastien Vincent, mère de l’auteure

Ma mère de 85 ans est entrée à l’hôpital le 3 mars dernier. Elle ne savait pas, et moi non plus, qu’elle allait y vivre les derniers instants de sa vie. Elle est décédée quelques jours plus tard. Rapidement, elle a été conduite à l’unité des soins de longue durée, au septième étage, peut-être au « septième ciel »…

Ce n’est pas facile d’accompagner sa mère jusqu’à son dernier souffle de vie. Il vient un temps où on ne sait plus quoi dire, quoi faire. On m’aurait donné des murs à laver, des planchers à cirer, des chaudrons à décoller, et j’aurais été emplie de joie. J’étais à son chevet, alors qu’elle dormait toujours d’un profond sommeil. Je lui parlais à l’oreille, je lui ai chanté des chansons qu’elle aimait, je l’ai embrassée, j’étais là, sans prise sur le destin, juste là, présence aimante, avec mes sœurs, nos conjoints, la famille.

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