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Quand Amnistie International s’en mêle…
2/05/12
Nous en sommes à une 12e semaine de grève et les étudiants sont toujours dans la rue à clamer la justice et l’accessibilité universelle de ce droit qui est l’éducation. Ça fait plus d’une fois que j’écris sur notre blogue à ce sujet et je considère, encore plus aujourd’hui que ma foi et mon espérance me propulse dans cet engagement où sévit un conflit. Mon espérance au dialogue réciproque et ajusté est forte. Le débat est beaucoup plus grand que celui de frais de scolarité, il s’agit d’un projet de société que notre État n’a pas.
Notre gouvernement n’agit pas en faveur du bien commun, il semble avoir une tendance à la réélection. Comme chrétiens, nous avons le devoir et la responsabilité d’agir pour l’épanouissement du bien commun et celui-ci n’a pas une durée de vie limitée ! Il est pour toutes les générations, celles à venir et celles présentes. Celles qui ont passées avant nous ont su profiter d’un système mis en place pour l’épanouissement de la nation. Il n’y a aucune raison que cette avancée doive reculer !
Agir au nom de sa foi est mettre en place la vérité, la justice, la liberté et la charité. Quand des policiers brisent des manifestations de manières violentes, quand des jeunes (étudiants ou non) procèdent pour créer le trouble, nous ne servons pas la justice. Je dis nous, car cela nous concerne tous, jeunes comme moins jeunes, vieux comme moins vieux.
« Amnistie internationale Canada francophone reconnait le droit des manifestants de vouloir protéger pacifiquement le droit à l’éducation. Amnistie rappelle sa préoccupation face à la hausse des frais de scolarité, qui porterait atteinte à la progressivité vers une accessibilité à tous et toutes au cursus universitaire, telle que l’entendent des observations générales sur le Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels auquel le Canada est partie » (http://amnistie.ca/site/index.php?option=com_content&view=article&id=17539%3Aconflit-etudiant–amnistie-internationale-canada-francophone-est-serieusement-preoccupee-par-les-atteintes-au-droit-de-manifester-pacifiquement-&catid=27%3Acommuniqulocaux&Itemid=73).
Vous pouvez être pour ou contre la hausse des frais de scolarité, pour ou contre la grève, mais vous ne pouvez pas être contre le bien commun : c’est l’avenir que nous mettons en péril, le nôtre et celui de nos enfants. Un pays où l’éducation est minée est un chemin qui se pave vers l’ignorance.
Soyons responsables, soyons au courant de ce que le gouvernement et les étudiants font et posent comme acte, car l’ignorance d’une situation est une porte ouverte à la manipulation.
Céline Wakil
Crise alimentaire dans la Corne d’Afrique
26/09/11
Vous êtes probablement au fait de la famine qui sévit actuellement dans l’Est de L’afrique, plus précisément en Somalie, même si cette crise a des incidences dans les pays voisins comme le Kenya et l’Éthiopie. Selon un document que nous pouvons trouver sur le site de l’Organisation catholique canadienne Développement et Paix, cette nouvelle crise, qui représente la pire au 21ième siècle, met en péril la vie de 12 millions de personnes.
Selon cette source, « Les causes apparentes de cette nouvelle crise, définie comme une famine par les Nations Unies, sont la grave sécheresse qui a détruit les cultures et la montée en flèche du prix des denrées alimentaires qui met les aliments hors de portée de la population, aggravées par le conflit qui perdure dans l’État dysfonctionnel de la Somalie et l’état de siège contre la population somalienne par des milices. Pourtant, si la crise alimentaire qui frappe la Corne de l’Afrique peut être attribuée directement aux catastrophes naturelles alliées à la domination des milices somaliennes sur le pays, certaines des causes premières à la base de cette crise sont des facteurs structuraux qui auraient pu être évités si on s’en était donné la peine, prévenant ainsi une catastrophe d’une telle ampleur ». Pour en savoir plus, suivez ce lien: http://www.devp.org/devpme/fr/international/corne_d_afrique-fact-fr.html
Même si le plus fort de la campagne de souscription s’est terminé en fin de semaine dernière, il est encore temps, pour les personnes qui le désirent, de contribuer. Bien entendu, nous pouvons être assurés que les dons qui transiteront par Développement et Paix seront remis directement à ses partenaires sur le terrain, dont les Caritas http://www.caritas.org/frabout/waht_is_caritas.html (Développement et Paix fait partie de se réseau de solidarité de l’Église catholique universelle). Ce sont les Caritas les plus proches du lieu de la crise qui verront à acheminer l’aide nécessaire aux populations en péril.
Daniel Pellerin
Haïti : l’après les opérations d’urgence, œuvrons au développement pour la paix.
29/01/10
L’onde de choc provoquée par le tremblement de terre en Haïti a suscité un mouvement de générosité qui a fait le tour du monde. Ainsi, des dizaines de millions de dollars ont été acheminés en aide d’urgence pour le sauvetage des sinistrés. Mais qu’arrivera-t-il à Haïti lorsque notre sentiment d’urgence cédera progressivement la place au désir de passer à autres choses? Alors qu’on estime que les efforts de reconstruction s’étaleront sur au moins une dizaine d’année, notre agitation des dernières semaines ne s’estompera-t-elle pas comme ces bons sentiments suscités par toutes ces Guignolées éphémères?
Par ailleurs, quelle sera la place laissée au peuple haïtien dans l’élaboration des plans de reconstruction et de relance. Tout le monde ne s’entend pas sur l’objectif de l’aide apportée actuellement et certains suggèrent même une mise sous tutelle de l’État haïtien. Mais, au delà des problèmes engendrés par le séisme du 12 janvier dernier, les problèmes du peuple haïtien ne sont-ils pas liés justement de l’ingérence extérieure? Mgr Silvano M. Tomasi, (représentant permanent du Saint-Siège aux Nations Unies) rappelle l’importance du principe de « subsidiarité » et demande que cette aide « offre tout d’abord aux Haïtiens la capacité de reconstruire eux-mêmes les infrastructures dont ils ont besoin et de ré-assumer leurs responsabilités politiques et sociales ». (ROME, Jeudi 28 janvier 2010 (ZENIT.org)
Fidèle à ce principe, l’Organisation catholique pour le développement et la paix (Développement et Paix) privilégie un type d ‘aide fondé sur le long terme et le respect de la souveraineté des peuples. Bien que ce ne soit pas d’hier que Développement et Paix apporte une aide d’urgence à Haïti. En 2004, suite au passage de l’ouragan Jeanne ou en 2008 après plusieurs cyclones, Développement et Paix a permis de soutenir l’effort de reconstruction, la relance de la production agricole et de plusieurs activités communautaires, notamment dans des localités rurales laissées à elles-mêmes. Suite au dernier séisme, Développement et Paix a déjà amassé près de 2 000 000,00$ en fonds d’urgence acheminés via Caritas Haïti, son partenaire principal dans le pays. www.devp.org
Mais les opérations d’urgence ne constituent pas la principale activité de Développement et Paix dans les pays du Sud. Son approche basée sur le développement dans le respect du principe de souveraineté, l’a amené, en Haïti, à créer des partenariats avec sept organismes intervenant aux plans local ou national. Ce sont des groupes de femmes, des ONG en appui à la production agricole et des organisations de jeunes. Par le soutien technique et financier apporté à ces partenaires, Développement et Paix contribue au développement de l’agriculture, la promotion des femmes rurales, la formation de leaders chez les jeunes, le soutien à la vie communautaire.
Considérant tous ces faits, Développement et Paix constitue sans aucun doute, une référence importante, pour qui veut que le développement à long terme, dans le respect de la souveraineté des peuples, prévale à la fois sur les aides ponctuelles et sur les intérêts particuliers de certaines entreprises ou nations.
Daniel Pellerin


