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Consacrer sa vie à Dieu, est-ce réservé aux moines?

Offrande - par Christine Lambert

Offrande – par Christine Lambert – www.lmc-sculpture.com

La vie monastique est si exigeante pour nous, qu’elle semble, pour plusieurs, une folie. En écoutant les moines de Rougemont parler de leur expérience monastique et des réactions de leur entourage concernant leur choix de vie, je me disais : ce n’est vraiment pas fait pour tout le monde cette vie-là! Mais doit-on pour autant écarter la question de la vie consacrée, en tant que laïcs?

Évidemment, en tant que femme mariée, mère et grand-mère, travailleuse à temps plein, et femme engagée dans de multiples projets, je ne me reconnais pas beaucoup dans le style de vie des moines et moniales. Par contre, la réponse à l’appel de Dieu, la question de consacrer sa vie à Dieu, m’interpelle vivement.

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Quand on a que l’amour

Vous reconnaissez sans doute le titre d’une chanson de Jacques Brel. Magnifique texte qui parle d’amour à s’offrir en partage, d’amour pour vivre nos promesses, sans nulle autre richesse, pour couvrir de soleil la laideur des faubourgs.

Et ça continue : quand on a que l’amour à s’offrir en prière, pour parler au canon, pour tracer un chemin et forcer le destin, alors sans avoir rien, nous aurons dans nos mains, amis, le monde entier.

 

Un article interpellant

En lien avec ces paroles riches de sens de Jacques Brel, « Quand on a que l’amour », c’est aussi un article très touchant paru dans la revue Terre Sainte de janvier-février 2015. À sa lecture, j’ai été vivement interpellée par les propos de l’auteur, le frère David Grenier, ofm.

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Quelle Bonne Nouvelle?

Paix-Imams

  • 1er janvier 2015 – On titre dans La Presse : « L’ebola deviendra-t-il la principale cause de mortalité sur la planète? » La présente épidémie a fait plus de 7500 victimes en Afrique depuis le printemps dernier. Ce virus n’a pas de médicament connu, du moins pas encore.
  • 3 janvier 2015 – « Indignités 55 ». Ils sont vieux, ils sont seuls, ils sont pauvres et malades. Leur vie est l’envers de la Liberté 55 promise. Chez bien des personnes âgées, la vieillesse est synonyme d’indignité…
  • 7 janvier 2015 – Une fusillade à Paris. Les locaux de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo ont été visités par des hommes ayant des armes automatiques. On déplore au moins douze morts, dont deux policiers, et quatre dessinateurs. Huit autres personnes ont été gravement blessées. Une visite meurtrière visant la liberté d’expression par l’intimidation.

Nous restons toujours ébranlés par les mauvaises nouvelles : maladie, mort, solitude, pauvreté, intimidation, etc. Et dans un même souffle, comme chrétiens, nous sommes appelés à porter la Bonne Nouvelle de Jésus Christ au monde… Quelle Bonne Nouvelle? Qu’ai-je à dire de plus?

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Le boson et Dieu

Le physicien Leon Lederman, en voulant traduire son impatience à vérifier l’existence du boson de Higgs, a utilisé l’expression : the Goddam particle. Puis, ce qu’il avait surnommé la fichue particule, parce qu’introuvable, est devenue dans sa bouche the particle of God. Il ne fallait que ce petit glissement sémantique pour relancer le débat science-foi.

Yanick Villedieu a bien raison de rappeler que «cette expression n’est qu’une image. Si on observe le boson de Higgs dans les déflagrations du LHC, on n’aura pas pour autant observé Dieu. Ni prouvé son existence. On aura observé une particule élémentaire, comme on observe des atomes, des protons ou des quarks. Au LHC, on fait de la physique, pas de la théologie. Seulement de la physique.1»

Et dans leur forum, les Sceptiques du Québec posent la question : Est-ce que ça vous écœure qu’on appelle le boson théorique de Higgs « particule de Dieu« 2? Et là, on a droit à toutes sortes de mises en garde à l’encontre des créationnistes et de tous ceux qui court-circuitent l’approche scientifique et l’approche croyante. Moi, ça ne me dégoûte pas que le boson soit surnommé «particule de Dieu». Ça me fait réfléchir théologiquement et spirituellement, pourvu que je me rappelle que le langage théologique est langage analogique, symbolique, et que mon point d’appui n’est pas l’accélérateur de particules, mais la Parole de Dieu. Alors dans la foi, j’ouvre la Bible qui me révèle qui est Dieu et j’essaie d’interpréter, dans ma foi, ce que me donne à penser l’expression «particule de Dieu» et les conclusions scientifiques sur l’origine de l’univers.

Le livre de la Genèse m’apprend que Dieu intervient pour mettre de l’ordre dans le chaos primordial, le tohu-bohu. ( Gn 1, 1 et ss.) Le boson de Higgs, lui, est cette particule discrète, postérieure au big-bang, qui permet à la matière de s’organiser. Un scientifique du Cern, enthousiaste ce mercredi matin 7 juillet, allait jusqu’à dire (Radio-Canada) que l’avènement boson ne pouvait absolument pas être le fruit du hasard.

Un scientifique non-croyant peut affirmer que le «boson de Higgs n’a rien à voir avec Dieu» même s’il n’en sait rien.
(http://angelsanddemons.web.cern.ch/fr/faq/what-is-the-god-particle) Mais un croyant scientifique est autorisé à y voir la présence créatrice de Dieu, même s’il n’en sait rien lui non plus. Croire ce n’est pas savoir. Françoise Dolto écrivait : «Certains psychanalystes, c’est surprenant, me reprochent de croire, mais ils ne se reprochent pas de ne pas croire! C’est aussi surprenant, n’est-ce pas?»

Rémi Bourdon

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1 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2008/09/12/105746.shtml?auteur=2091

2 http://www.sceptiques.qc.ca/forum/boson-de-higgs-t5601.html

Des sourires et des hommes

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui arriverait si tout le monde souriait pendant 24h ? Imaginez l’impact que cela aurait… Que de bonnes nouvelles au téléjournal, pas d’impatience dans le trafic le matin, de la sympathie pour tous! Finalement, parlons d’amour, car les deux sont intimement liés!

Ces deux éléments nous rattachent à la vie, car il nous donne l’espérance. L’espérance pour que les conditions aillent mieux qu’elles allaient. Comme chrétiens, ce sont ces valeurs fondamentales que le Christ nous enseigne. Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Nous aimer mutuellement, d’égal à égal, peut commencer par un sourire à l’autre. Et ce qui est magnifique c’est que ces petits gestes guident doucement les humains vers la paix. Il y a tant de bonnes choses à sourire aux autres et à la vie si gracieusement offerte!

Finalement, je vous invite à porter attention au dernier mercredi d’avril qui se trouve à être la Journée nationale du sourire[1].

Et comme nous l’a souvent partagé Mgr Gendron depuis le début de l’année pastorale, partager la Bonne Nouvelle, l’heureuse nouvelle, ne peut se faire que par le sourire…

Céline Wakil