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À la découverte de la prière…

En ce moment dans ma vie, je ressens le besoin de prier et l’envie que d’autres prient pour moi, pour ma famille. Mais que fait la prière dans notre vie ? Prier devrait être une habitude. Mais pour moi, cela ne l’est pas. C’est sûr que je remercie Dieu pour les bonnes choses de la vie, que je me tourne vers lui quand je suis inquiète pour mes proches, que je l’invoque devant les injustices de l’univers. Mais je dois vous avouer que je ne prie pas chaque jour et surtout pas à des moments précis. Mais quand je passe par des périodes difficiles, je me tourne vers la prière, quand ça va mal, je cherche à  prier, j’ai besoin de prier. Je ne sais pas si c’est comme ça pour tout le monde.

J’ai donc cherché dans la collection de volumes de la bibliothèque du diocèse les livres récents sur ce sujet. Je vous avoue que je ne croyais pas en posséder autant. Je vois que prier est une préoccupation pour plusieurs. Les auteurs nous renseignent sur la façon de prier, nous suggère des méditations ou des prières toutes faites, nous parlent des grands priants et toujours, nous invitent à prier, à toujours prier. Je dois dire que j’aimerais bien toujours prier, offrir à Dieu mes actions, mon travail, mes journées, mes peines, mes joies et par-dessus tout, ma personne mais comme de raison, je ne sais pas vraiment comment.

priereblogue

Je suis allée sur Internet et sur le site des Cursillos on me renseigne sur ce qu’est la prière. Guylain Prince pense que « la prière, c’est apprendre à faire entrer le vouloir de Dieu dans la petite parcelle de l’univers » qu’il habite. Il ajoute qu’ « on apprend pas à prier en dissertant sur le pourquoi et le comment de la prière ». Il prétend aussi qu’ « on apprend à vivre avec Dieu en lui présentant nos petitesses, nos misères, nos grandeurs et nos projet ». Je veux bien le croire mais comment fait-on ?

Dans le même site, un autre auteur, Yvon-Michel Allard nous explique que « la prière n’est pas une formule magique qui nous permette de nous croiser les bras en attendant que Dieu fasse un miracle. Au contraire, elle nous aide à comprendre les problèmes et nous donne la force de trouver des réponses »

J’aime bien cette façon de voir les choses. Prier, ce n’est pas demander et attendre mais réfléchir et chercher en soi, avec l’aide de Dieu, des réponses à nos souffrances, à nos bonheurs, à nos espoirs. Ça semble bien facile. J’apprécierais beaucoup que vous me donniez vos trucs de prière. Comment faites-vous ? Quand priez-vous ? Quel bonheur cela vous apporte-t-il ? Est-ce vraiment aidant ? Et s’il-vous-plait, priez pour moi et mes proches, nous en avons vraiment besoin.

Je vous indique le site retenu et les titres de volumes récents que nous possédons au diocèse.

Sur Internet :

http://cursillos.ca/priere/priere-commentaires.php

À la bibliothèque du diocèse :

Un moment donné. – Denis Rivest. – Novalis, 2009, 114p.

40 jours avec Maurice Zundel et les Pères du désert. – Patrice Gourrier et Jérôme Desbouchages. – Presses de la Renaissance, 2009, 279p.

Quel est ton nom ? – Claude Duchesneau. – Arsis, 2009, 256p.

Guide pratique de la prière chrétienne. – Jacques Gauthier. – Presses de la Renaissance, 2010, 323p.

Maîtres spirituels pour aujourd’hui. – Pierre Charland, Yvon Poitras, Francine Vincent. – Médiaspaul, 2009, 219p.

Le Shack : quand la tragédie a rendez-vous avec l’éternité

Le mois dernier, je vous ai parlé des romans chrétiens. Il en est un que nous ne devons pas passer sous silence : Le Shack : quand la tragédie a rendez-vous avec l’éternité de W. Paul Young aux éditions Le Jour en 2009.

Ce livre a été écrit en anglais en 2007 par un père qui souhaitait pour ses enfants, une histoire qui les aide à mieux le comprendre et mieux comprendre le Dieu qu’il aime tant.

Une enfant est enlevée lors de vacances avec sa famille. Certains éléments laissent à penser qu’elle a sans doute été victime d’un meurtre abject dans un shack abandonné au fin fond d’une région sauvage. Quatre ans plus tard, en proie à son Grand Chagrin, le père reçoit une invitation à se rendre dans ce shack, apparemment de la part de Dieu. Ce qu’il y trouvera changera à jamais sa vie.

Cet écrit connait un succès phénoménal. 55 impressions, plus de 10 millions de copies, traduit en 35 langues. Sans doute un indice que ce roman religieux rejoint les lecteurs dans leurs interrogations, leurs aspirations profondes, leurs croyances, leurs espoirs. Par contre, selon certains spécialistes, les erreurs théologiques abondent mais il a le mérite d’être un hymne à l’Amour sans limite de Dieu pour toute l’humanité sans exception.

Qui n’a pas besoin de ce rappel ?

leshackOn m’avait, lors de la présentation de ce livre, dit qu’il changerait ma perception de Dieu et de la relation que je partage avec Lui. J’ai été déçue. Peut-être m’attendais-je à trop. Ce roman se lit bien mais le début est tellement noir que j’y suis restée accrochée. Je vous avoue que je n’aime pas les histoires tristes ou qui finissent mal. J’ai été servie. Déjà au premier chapitre, la petite fille disparait. Quel drame ! Mais j’ai persévéré. Je l’ai lu jusqu’au bout.

Plusieurs éléments m’ont plu. Le Dieu féminin, les dialogues, les interrogations qui m’ont permis de repenser ma vision de l’Amour de Dieu pour tous. Mais comme je suis peu spirituelle, je cherchais toujours à expliquer les phénomènes. A ce titre, la fin avec l’accident me conforte dans mon idée : il a tout rêvé !!! Mais je n’en sais vraiment rien.

J’ai donc apprécié ce roman mais il n’a pas changé ma vie comme annoncé. J’y ai quand même glané plusieurs questions qui m’ont fait réfléchir.

Je vous présente, plus bas, quelques réactions de lecteurs.

Ce n’est pas de la grande littérature, mais c’est un livre qui tombe à point dans notre époque qui a un peu perdu de vue ses valeurs, ses repères.

Le christianisme bien compris n’a rien à voir avec une religion, des dogmes et des rituels mais il a tout à voir avec notre relation au Christ en soi. Mais il n’en demeure pas moins que ce roman en est un d’espoir apte à redonner courage aux souffrants (donc à tous les hommes) et étant capable de réparer notre relation à Dieu.

Ce livre est d’une fraîcheur! Enfin un reflet de Dieu qui n’inclue pas une vision moralisatrice, culpabilisante et paternaliste de la foi. Pour tous ceux qui se posent des questions quant à leur foi, sans pour autant parler de religion. Un « one on one » avec Dieu. Tout simplement.

Ce Dieu ne juge pas, ne condamne pas et n’intervient pas dans la vie des gens. Il ne fait qu’aimer et il invite simplement à entrer dans son Amour.

La qualité d’un ouvrage ne doit rien au nombre de ces ventes et celui-ci
bien qu’il fut agréable à lire ne transformera pas ma vie comme vous l’annoncez un peu rapidement dans le résumé.

L’auteur nous entraîne dans un voyage duquel on ne revient pas indemne. On a forcément une autre vision du Divin, des hommes, des traditions, du monde, etc. Un merveilleux récit très facile à lire qui ne peut que nous faire réfléchir, croyant ou non. Beaucoup de réponses à méditer. On regrette qu’il ait une fin.

J’attends donc vos réactions. Je sais que vous êtes nombreux à avoir lu ce volume. Qu’en avez-vous pensé ? Qu’avez-vous retiré de votre lecture ? A-t-il changé votre vie ? Votre vision de Dieu ? Partagez-nous vos réflexions. À bientôt.

Des romans chrétiens?

Voici donc mon deuxième article sur ce nouveau médium.

Cette fois-ci, j’ai envie de vous parler de roman…Eh oui, de roman.

Vous savez que dans mon domaine, les livres religieux, il y a aussi des livres de fictions. Il y a plusieurs auteurs qui se spécialisent dans ce domaine et je suis portée à croire que ces sujets sont très populaires. Nous connaissons tous des best-sellers dont l’histoire tourne autour du Vatican, autour de groupes secrets, autour de légendes sacrées. Au fil des siècles, les écrivains ont toujours été intéressés par ce qui ne s’explique pas facilement et c’est là que l’imagination prend le relais. La religion comporte plusieurs faits inexpliqués qui incitent à la fabulation. Peut-être est-ce pour cela que ces sujets sont si populaires.

RomansJe suis d’accord avec ceux qui disent que ces livres sont invraisemblables. Je dis toujours qu’un roman n’est toujours qu’un …roman ! Une invention ! Quand, sur une page titre il est inscrit « roman », il faut savoir que ce qui y est décrit n’est pas la vérité. Ce peut être une version arrangée de l’histoire ou tout simplement de la pure invention.

Les romans sont faits pour nous distraire, nous changer les idées. Bien sûr, certains d’entre eux comportent une part de réalité, une réalité souvent historique. Je suis « fan finie » des romans historiques justement. C’est une lecture de ce genre qui m’incite à me renseigner sur certains sujets décrits dans le livre. Après avoir fini le roman, je réalise des recherches sur les évènements racontés. C’est fascinant.

Ici, à la bibliothèque du diocèse, nous possédons plusieurs titres de ce genre. Je viens de terminer la série sur Moïse de Gérald Messadié. Quel plaisir de reconnaître les personnages et de comprendre la vie en ces temps reculés. Mais, comme mentionné plus haut, c’est un roman. Un autre auteur, Marek Halter, s’est inspiré des femmes de la Bible pour écrire une série. Il nous parle de Sarah, Tsippora, Lilah et de la reine de Saba. Ces femmes côtoyaient les grands noms de la Bible et l’histoire qui s’y rapporte. Un troisième écrivain, Max Gallo, raconte dans une grande fresque en trois volumes la naissance de la France chrétienne avec trois figures : Martin, Clovis et Bernard. Quel divertissement. Rien de trop difficile, de trop ardu et pourtant, on apprend quand même.

Je suis persuadée que la lecture de roman incite le lecteur à aller voir plus loin. C’est un passe-temps agréable et qui ne demande pas de trop grandes connaissances techniques. Ce sont souvent à partir de ces lectures que la curiosité est éveillée. Il faut ensuite aller plus loin et qui sait, peut-être se lancer dans l’étude plus poussée d’un sujet en particulier.

Je vous donne les références des livres mentionnés :

MOÏSE. Tome 1. Un prince sans couronne. – Gérald Messadié. – JC Lattès.
- MOÏSE. Tome 2. Le prophète fondateur. – Gérald Messadié. – JC Lattès.

- LES CHRÉTIENS. Tome 1. Le manteau du soldat. – Max Gallo. – Fayard.
LES CHRÉTIENS. Tome 2. Le baptême du roi. – Max Gallo. – Fayard.
LES CHRÉTIENS. Tome 3. La croisade du moine. – Max Gallo. – Fayard.

SARAH. – Marek Halter. – Robert Laffont.
TSIPPORA. – Marek Halter. – Robert Laffont.
LILAH. – Marek Halter. – Robert Laffont.
LA REINE DE SABA. – Marek Halter. – Robert Laffont.

Alors voilà, à bientôt. J’attends vos commentaires et peut-être vos suggestions de lecture.

Johanne Lefebvre

Pour en savoir plus sur le Pape Benoît XVI…

Comme je n’ai jamais participé à un « blogue », je vais sûrement être maladroite pour cette première chronique. Je sais qu’il faut que je parle en terme de « je », que mon texte soit intéressant, qu’il inspire les lecteurs et amorce un dialogue. Mais je ne sais pas vraiment comment m’y prendre !!! Je me lance quand même.

Pour cette initiation, j’ai décidé de vous parler des parutions de notre pasteur à tous, le pape Benoît XVI. En 2009, il a beaucoup publié mais la bibliothèque n’a acheté que trois titres.

Le premier de ces livres a été publié en mars dernier aux éditions Tempora. Il a pour titre « Conversation avec Benoît XVI ». Voici un extrait du dos de la jaquette :

« Cet ouvrage sélectionne les extraits les plus percutants des rencontres de Benoît XVI avec des catholiques, prêtres, religieux ou laïcs. Un livre qui rassemble les questions que nous, chrétiens ordinaires, aurions voulus poser au successeur de saint Pierre. »

Ces confidences portent sur différents sujets comme la souffrance, les défis de la foi, la Bible, l’Église, le mariage, le clergé, etc. Les sources y sont mentionnées et les textes sont assez courts pour permettre une réponse claire et une synthèse de la pensée du pape sur le sujet abordé.

Puis en juin, notre pape a signé une lettre encyclique sur le développement humain intégral dans la charité et dans la vérité : « Caritas in veritate ». Cette encyclique parle de l’amour dans la vérité. Le pape invite à la réflexion.

Caritas in Veritate « approfondit la réflexion ecclésiale sur une question sociale capitale pour l’humanité, en particulier si on en réfère à ce qu’écrivait Paul VI en 1967 dans l’Encyclique Populorum Progressio ». Le nouveau texte ne prétend pas apporter de solutions pratiques aux grands problèmes sociaux de notre monde mais veut rappeler les principes fondamentaux d’un véritable développement humain. C’est pourquoi il porte son attention sur la vie de l’homme, élément de tout véritable progrès, sur le respect de la liberté religieuse et une vision prométhéenne de l’homme, considéré comme simple artifice de son propre destin ». (Benoît XVI)

Le pape nous entretient de mondialisation, d’écologie, de fraternité. Cette encyclique présente certains aspects du développement durable dans le respect de la dignité de l’homme. Voici un extrait de la présentation du cardinal André Vingt-Trois que vous retrouverez sur Internet:

« Ce message d’espérance est le suivant : l’humanité a la mission et les moyens de maîtriser le monde dans lequel nous vivons. Non seulement elle n’est pas soumise à une fatalité, mais encore elle peut transformer ce monde en agissant sur les événements et faire progresser la justice et l’amour dans les relations humaines, y compris dans le domaine social et économique, et même dans une période de crise comme celle que nous connaissons. »

Finalement, je vous suggère une présentation et des commentaires du Collège des Bernardins sous la direction de Mgr Jérôme Beau : « L’Amour dans la vérité ». Ce volume, en plus du texte de l’encyclique, renferme un guide de lecture, plusieurs commentaires et diverses réactions qui vous aiderons sûrement à comprendre l’enseignement social de l’Église vue par Benoît XVI . Voici un court extrait de la présentation de Mgr Beau :

« En ouvrant cette lettre encyclique sur la Doctrine sociale de l’église, Benoît XVI met l’homme comme source et sommet de sa réflexion sur le développement. Celui-ci ne pourra jamais se résumer aux questions économiques mais devra rejoindre celui de l’homme en son intégralité. L’humanité puise dans son désir d’aimer sa force et son engagement dans la vie de la société. C’est par sa capacit d’aimer que se construisent ses relations familiales et d’amitiés. Le développement intégral de la personne humaine doit donc prendre en compte cette réalité de l’homme qui, pour être au service de la liberté, doit s’allier à la vérité. »

Voici donc mes trois suggestions de lecture. Vous trouverez ces titres à la bibliothèque du diocèse ou dans toute bonne librairie religieuse. J’inclus à la fin du texte des lectures complémentaires. J’attends vos réactions ou d’autres titres pour aller plus loin. A la prochaine.

À lire pour en savoir plus:

Johanne Lefebvre