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La joie de l’Évangile… au catéchuménat

ktq-032014J’entends souvent les diocésains dirent : « Ils ont été baptisés, confirmés, eucharistiés et on ne les revoit plus! » J’aimerais vous partager quelques témoignages que j’ai reçus et qui me rendent heureuse, joyeuse, pleine d’espérance.

Marianne a cheminé quelques années chez les Témoins de Jéhovah. Elle a fait une démarche catéchuménale il y a deux ans. Elle s’est réappropriée son baptême, elle a été confirmée dans la foi au Dieu de Jésus-Christ. Aujourd’hui, elle accompagne son fils dans son cheminement de trois ans vers la confirmation de sa foi.

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La fin du monde en 2012 : Les Mayas se bidonnent…

2012. La fin du monde ou l’apocalypse serait prévue pour le 21 décembre 2012 ! Il paraît, en effet, que dans l’un des plus anciens calendriers de l’histoire, le 21 décembre de l’an 2012 indique un changement radical et global à l’échelle mondiale. D’après les traditions du peuple Maya, il y aurait, au solstice de l’hiver 2012, une « fin du monde » tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Ce sujet apocalyptique fait bien parler dans le monde entier. Faut-il paniquer devant une telle éventualité ? Faut-il arrêter d’avoir des projets ou, au contraire, tâcher de les réaliser le plus vite possible, puisque nos jours sont comptés ?

D’une part, il sera facile de croire à la possibilité d’une fin du monde avant la fin de l’année 2012 : les pays s’entretuent, le fossé entre les riches et les pauvres augmente, la corruption sous toutes ses formes bat son plein, des aînés sont abandonnés, des parents tuent leurs enfants, des milliers de personnes crèvent de faim tandis que d’autres s’empiffrent sans fin, on investit des milliards dans l’armée et on est frileux à investir un million dans l’éducation, les indignés font des sit-in sur les places publiques à travers le monde, des grandes compagnies ferment leur porte sans avertissement laissant 2,000 travailleurs en chômage, etc. Les valeurs qui étaient jusque là essentielles, sont rejetées du revers de la main dans bien des cas. On met l’accent sur le profit, la rentabilité, l’efficacité, le pouvoir.

En février dernier, je suis allée au Mexique.  Je me suis dit : « Quelle belle occasion pour s’informer auprès du peuple Maya de la véracité des faits à venir. La fin du monde arrivera-t-elle en 2012 ou non ? » À Ek-Balam, un site archéologique situé à 250 km de Riviera Maya, j’ai rencontré des Mayas à qui j’ai posé directement la question. Tous ont affirmé croire qu’à cette date fatidique se passerait quelque chose de phénoménal… mais tous s’entendent pour dire que ce sera le temps d’un Renouveau, quelque chose de neuf, de radicalement neuf, se produira.  De toute façon, la terre tremble…

Louise Paradis, professeure au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal et spécialiste des civilisations méso-américaines, explique très clairement la situation dans un article signé de Daniel Baril. « C’est la fin d’un cycle long du calendrier maya qui nous conduit à la date fatidique du 21 décembre 2012 (selon d’autres calculs, ce serait le 28 octobre 2011 ou encore quelque part en l’an 2220). Quoi qu’il en soit, «aucun codex maya ne dit que la fin du cycle long signifiait pour eux la fin du monde. La fin de ce cycle devait en annoncer un autre.» http://www.nouvelles.umontreal.ca/recherche/sciences-humaines-lettres/fin-du-monde-en-2012-les-mayas-lavaient-predit.html

Cela étant dit, si le 21 décembre 2012 devait être le début d’un cycle nouveau, d’un temps neuf, j’aurais quelques améliorations à apporter au monde actuel.  Nous avons le droit de rêver…

Francine Vincent

Quand le doute et la peur prennent les rênes!

Je viens de lire le blogue de Thierry Bizot, http://bizot.blog.croire.com/, nouveau converti, qui essaie du mieux qu’il en est capable de partager sa foi naissante et ce qu’elle lui fait vivre.

J’admire cet homme qui partage humblement les aléas de son histoire de foi, sans l’embellir ou sublimer les doutes qu’il rencontre. Cette fraîcheur du témoignage vrai et lucide me rejoint et me renvoie aux enjeux de ma foi, bien que plus ancienne, mais toujours aussi mouvante.

La foi n’a rien d’un état de stabilité. Le doute fait bel et bien partie de la foi. Quand le doute vient, il est habituellement suivi de la peur. La foi déstabilisée et remise en question semble alors chanceler. Passera-t-elle l’épreuve? Trouvera-t-on la force de continuer? C’est bien l’expérience coutumière qui fait partie de mon chemin de foi, mais n’est-ce pas également l’expérience de nos ancêtres dans la foi? Lorsque le doute se profile et que la peur s’installe, qu’arrive-t-il alors?

Si je sais relire ces moments où le doute et la peur veulent prendre les rênes de ma vie, je peux reconnaître les petits éclats de lumière qui arrivent de part et d’autres, comme un clin d’œil divin qui vient me relever, me remettre en marche, donner réponse à la question qui me ronge : pourquoi continuer?

Je vous souhaite, je nous souhaite de revivre ce miracle de la « manne » qui arrive juste au moment où l’on croit défaillir. (Ex 14)  La Grâce vient du ciel, de la Parole qui nourrit et qui nous rejoint bien souvent par la bouche de nos frères et sœurs. N’est-ce pas extraordinaire d’apprendre, par exemple, que quelqu’un pense à nous et nous porte dans sa prière?  Comme un lien invisible qui nous relie, quel que soit l’endroit où l’on se trouve sur cette petite planète, cette solidarité n’est-elle pas déjà un miracle et bien souvent le pain qu’il fallait pour poursuivre la route?  Parfois, la manne vient sous la forme d’une rencontre, d’une lecture, d’un événement inattendu.  « Les fils d’Israël regardèrent et se dirent l’un à l’autre : « Mân hou? » (« Qu’est-ce que c’est? »), car ils ne savaient pas ce que c’était.  Moïse leur dit : « C’est le pain que le SEIGNEUR vous donne à manger. » (Ex 16,15)  Puisque je ne suis pas arrivée en Terre Promise, j’ai toujours à reconnaître et à me nourrir de la manne qui vient du ciel et qui me donne la force de continuer.  Rien n’est jamais acquis. Ne dit-on pas de la manne, qu’on ne pouvait pas en faire de réserve?  (Ex 16, 19-20)

Pour poursuivre votre méditation à partir de l’image du « désert » qui symbolise cette expérience que nous fréquentons tous, je vous invite à visiter la très belle animation proposée par la revue Croire, pour le temps du Carême.

http://www.croire.com/article/index.jsp?docId=2296003&rubId=238

Colette Beauchemin

 

Ne m’oubliez pas!

Hélène a 98 ans.  La belle Hélène, comme l’appelait autrefois son époux Rolland. Depuis le 1er septembre, sa maison c’est l’hôpital Charles-Lemoyne. Elle a eu un accident vasculo-cérébral, elle qui n’avait jamais été vraiment malade de toute sa vie. Elle qui a dansé jusqu’à l’âge de 90 ans avec une souplesse extraordinaire, elle est aujourd’hui alitée, passablement lucide malgré tout, et angoissée…

Hélène, c’est ma belle-mère.  Une femme extraordinaire, dévouée, généreuse, patiente…  Quand je me présente à la porte de sa chambre avec son fils, mon mari, c’est un cri de joie qui s’échappe de son corps tout entier.  Enfin! Elle prend ma main, la tient dans la sienne de toutes les forces de sa main droite, parce que son côté gauche est paralysé. Elle me regarde au fond de mon être, de son regard perçant et me redit encore une fois: « Enfin te voilà! Je croyais que tu m’avais oubliée! » Ça me déchire le cœur chaque fois.  Et chaque foi, je me découvre une immense patience pour lui réexpliquer l’état de sa situation et répondre encore à ses mille questions : Où suis-je? Qui m’a amenée ici? Que m’est-il arrivé? Pourquoi est-ce que je ne peux pas habiter avec vous? Je veux vivre avec vous! Qui va s’occuper de moi? Pourquoi est-ce que c’est arrivé à moi?

Ma belle-mère est une femme remarquable.  Sa vie, elle l’a mise au service de sa famille prioritairement, de ses voisines, de ses amies, de son Église. Elle a partagé ses talents de cuisinière, de couturière, avec beaucoup de tendresse. C’était une grande organisatrice d’événements.  A quelques minutes d’avis, elle pouvait préparer du chocolat chaud pour une troupe de scouts que son fils amenait à la maison, et ce, sans émettre une seule parole de mécontentement. Elle accueillait ces garçons avec un grand sourire.  Elle était heureuse de rendre service et d’être entourée de monde. J’ai toujours admiré chez elle sa grande générosité, son don de soi, son esprit de service, sa fidélité.

Aujourd’hui, presque en fin de vie, c’est un petit ange que je retrouve chaque fois dans un grand lit blanc, presque trop grand pour elle. Depuis hier, elle est au septième étage de l’hôpital, au septième ciel. Elle est entourée de personnes extraordinaires, les préposés aux bénéficiaires, qui font un travail exigeant, harassant parfois, mais avec tellement d’amour.  « Elle me fait penser à ma mère », me dira l’une.  « Je me suis attachée à elle », me confiera une autre. Malgré les appels incessants de chacun, « j’ai peur toute seule », « je veux la bassine », « j’ai faim », avec une immense patience, ils sont là, toujours là, à toute heure du jour et de la nuit, pour apaiser, consoler, aider.  Je leur lève mon chapeau!  Ce sont les anges du septième ciel.

Nous visitons la belle Hélène tous les jours. C’est ma belle-mère, c’est une mère, qui nous a consacré sa vie, par amour.

Avez-vous visité votre mère récemment?

Je vous en prie, ne l’oubliez pas!

Francine Vincent

L’itinéraire spirituel: un chemin extraordinaire à la rencontre de Dieu.

Pensez-vous connaitre Dieu? Avez-vous soif de sa découverte? Deux fois par année, le diocèse de Saint-Jean-Longueuil organise un itinéraire de trois jours au cours desquels différentes communautés chrétiennes sont visitées. Cet itinéraire est, pour beaucoup, un chemin pour découvrir ou redécouvrir l’humain et son rapport avec Dieu. Et surtout se redécouvrir soi-même.

Avec la sortie dans les prochains jours au Québec du film Des hommes et des Dieux, cet itinéraire résonne comme une recherche pour comprendre toutes ces personnes qui ont décidé, un jour, de dévouer leur vie à leur foi. Une foi qui nous touche toutes et tous, même si la société d’aujourd’hui peine à comprendre certains principes spirituels comme la solitude, la prière ou l’abandon du matérialisme.

Lors de ce chemin, vous ne connaitrez jamais quelle sera la prochaine destination avant d’y être arrivé. Vous prendrez le temps de réfléchir, de méditer, d’écouter, d’aller à la rencontre de l’autre. Vous serez touchés par les témoignages de ceux qui vous ouvrent leur maison, mais également des personnes qui vous accompagnent. Quelque chose de très particulier unit ces personnes : l’abandon. L’abandon de la peur qui résulte en une ouverture de soi. Ce qui est dit pendant ces trois jours restera au cœur de chacun des participants qui sont liés par la discrétion. La discrétion de ne pas divulguer les discussions, d’écouter les questionnements et de ne pas juger.  L’humanisme présent lors de chacune de vos rencontres vous touchera. Vous apprendrez à construire votre écoute par des témoignages qui sauront vous secouer et vous inspirer.  Nous avons tous une histoire différente, une relation particulière qui nous lie avec Dieu. Vous apprendrez à mieux comprendre votre histoire mais également à découvrir celle des autres. Soyez averti : la religion médiatique sera absente de votre itinéraire. La religion humaine et divine, de sacrifice, de révélation et de partage, sera tout autour de vous. Une religion authentique, où la fragilité humaine prendra place et la lucidité face à la réalité sera au rendez-vous.

Vous irez à la rencontre de différentes spiritualités, différents rapports à la foi. Ces trois jours vous permettront de vous recentrer, de vous rapprocher de l’essentiel et de voir que l’amour de Dieu passe nécessairement par l’amour de l’Autre. L’amour de l’être humain car nous avons chacun besoin des uns comme des autres. Vous verrez que Dieu est plus que jamais présent autour de nous, par nos actions : il s’agit simplement d’ouvrir les yeux. Vous serez touché par la fragilité de l’Homme, mais transporté par sa soif d’idéal et d’amour. Vous verrez Dieu en les Hommes pendant trois jours, et vous finirez empli d’espérance et de spiritualité.

Le prochain itinéraire spirituel aura lieu les 19, 20 et 21 mai 2011. Contactez Ginette Boucher au 450-679-1100 poste 267 pour plus d’informations.

Myriam