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Marie-Rose Durocher

Lire le chapitre 
consacré à la Bienheureuse
Marie-Rose Durocher

extrait du livre 
Habités par sa Parole

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23 mai
Anniversaire de la béatification de mère Marie-Rose Durocher

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Bienheureuse Marie-Rose Durocher

 

Eulalie Durocher (baptisée Mélanie), dite mère Marie-Rose, est née le 6 octobre 1811 à Saint-Antoine-sur-Richelieu, Bas-Canada, fille d’Olivier Durocher et de Geneviève Durocher. Elle était la dixième d’une famille de 11 enfants dont 3 moururent en bas âge. Son père, riche cultivateur, avait fait une partie de ses études classiques, et sa mère avait reçu une formation des plus soignées chez les ursulines de Québec. Tous les deux étaient donc en mesure d’assurer à leurs enfants une éducation de qualité.

Pour sa part, Eulalie ne fréquenta pas l’école de son village ; c’est à la maison que son grand-père paternel, Olivier Durocher, milicien distingué et érudit, se constitua son maître. À la mort de ce dernier en 1821, la fillette entra comme pensionnaire au couvent de Saint-Denis, sur le Richelieu, que tenaient les sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. À l’âge de 12 ans, elle bénéficia à domicile d’un nouvel enseignement privé sous la direction de l’abbé Jean-Marie-Ignace Archambault, professeur au collège de Saint-Hyacinthe.  Douée d’un tempérament ardent, facilement impérieuse, profondément pieuse, elle exerçait un ascendant particulier sur les personnes qui l’entouraient.

Désireuse de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, elle entra en 1827 au pensionnat des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame à Montréal dans l’intention d’y faire par la suite son noviciat. Mais après deux années d’études, entrecoupées de longues périodes de repos, elle dut renoncer à son projet de vie religieuse à cause de sa mauvaise santé. Elle réintégra son foyer pour attendre alors l’heure de Dieu.

À la mort de sa mère, elle devient gouvernante au presbytère de son frère. Dans le va-et-vient de ce presbytère très fréquenté, la vocation d’Eulalie se dessina peu à peu. On y discutait aisément des problèmes de l’heure, autant politiques, éducatifs que religieux. Intéressée, elle prit conscience du besoin urgent de rendre l’instruction accessible aux enfants des campagnes, les pauvres autant que les riches. En raison de la pénurie d’écoles et de maîtres, la situation était alarmante ; elle se mit alors à rêver d’une communauté religieuse qui pourrait facilement multiplier ses couvents. Avec Mélodie Dufresne et Henriette Céré, elle commença à se former à la vie religieuse en octobre 1843. Le 28 février 1844, Mgr Bourget présida la célébration de la prise d’habit des trois femmes. Eulalie devint sœur Marie-Rose dans la communauté qui adopta le nom et les constitutions des Sœurs des Saints-Noms de Jésus et de Marie de Marseille. Le 8 décembre suivant, dans l’église paroissiale, Mgr Bourget reçut les vœux de religion des trois femmes. Sœur Marie-Rose devint alors supérieure, maîtresse des novices et dépositaire.

Femme d’une exceptionnelle vertu, très unie au Seigneur, éducatrice à nulle autre pareille, elle a donné à la communauté une impulsion que le temps n’a pas arrêtée. À son décès, le 6 octobre 1849, le jour de ses 38 ans, la communauté comptait déjà 30 professes, 7 novices, 7 postulantes et 448 élèves réparties dans 4 couvents.

Au lendemain des funérailles, Mgr Bourget disait aux sœurs endeuillées : « Je vous avoue dans toute la sincérité de mon cœur, que j’ai été tout à fait ému en voyant tant de vertus réunies dans une seule âme [...] Je l’ai priée de m’obtenir la même ardeur pour gouverner mon diocèse, qu’elle avait pour vous diriger. » En 1880, Bourget affirmait : « Je l’invoque en mon particulier comme une sainte et j’espère que le Seigneur la glorifiera devant les hommes. » Ce dernier souhait fut exaucé le dimanche 23 mai 1982, lorsqu’en la place Saint-Pierre de Rome, devant une foule immense, Jean-Paul II proclama bienheureuse Marie-Rose Durocher.

Site des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie : www.snjm.qc.ca/cms/

 

Pour mieux découvrir mère Marie-Rose, pourquoi ne pas vous offrir une petite visite au Centre Marie-Rose pendant vos vacances?

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Témoignage de mère Marie-Rose

Interprétation : Anne-Claude Boisjoli

Montage : Geneviève Noël et Colette Beauchemin

Profitez-en pour poursuivre votre visite en vous rendant tout à côté, au musée de la Cocathédrale Saint-Antoine-de-Padoue.

Vous y découvrirez :

1- Les premiers occupants de la communauté mohawk et les premiers colons de la Seigneurie

2- Le château fort de Longueuil, sa chapelle et de Charles Le Moyne et ses descendants.

3- La première église (1724-1811)

4- La deuxième église (1811-1887)

5- La vie de la Bienheureuse Marie-Rose

6- La crypte où se trouve le tombeau de la baronne et le calvaire normand

7- L’église actuelle (1887 à nos jours) et la création du Diocèse de St-Jean-Longueuil

Il est recommandé de réserver sa visite au 450 674-1549, poste 0, ou à receptionantoine@bellnet.ca

Visitez le site Web pour plus de détails.

Ce musée, situé au 80, rue Saint-Charles Est, à Longueuil, a pour mission de faire découvrir l’histoire des Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie (SNJM) et celle de sa fondatrice, la bienheureuse Marie-Rose Durocher.

**Durant la période estivale, il est ouvert du mercredi au dimanche, de 10 h à 16 h, sur rendez-vous, au 450 651-8104, poste 2

https://snjm.org/fr/mere-marie-rose/centre-marie-rose/  

Le Centre Marie-Rose est ouvert aux petits et aux grands, en visite individuelle ou en groupe. Les visites commentées sont riches en contenus et anecdotes auxquels s’ajoutent le contact avec des artéfacts et le charme des lieux historiques. Visiter cet espace muséal est une invitation à plonger dans l’histoire de la congrégation, liée à celle de la Ville de Longueuil et de la société québécoise du 19e siècle.

Selon les volets choisis, la visite peut durer de 45 minutes à 2 h.

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avec l'abbé Pierre Cordeau et Muriel Timmons, pm
Diocèse de Saint-Hyacinthe

 

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Diocèse catholique de 
Saint-Jean-Longueuil

740, boulevard Sainte-Foy
Longueuil, Québec, J4J 1Z3

Téléphone : (450) 679-1100
Télécopieur : (450) 679-1102

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